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Pourquoi j'ai décidé d'aider les femmes à se réconcilier avec leur image

Photo du rédacteur: ponzo aurélie
ponzo aurélie
14 sept. 2025
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 juil.


Me voir en photo a toujours été un exercice compliqué.

J'effaçais quasiment toutes les photos où j'apparaissais. Même celles avec mes filles.

Et quand j'en gardais une malgré moi, j'avais la critique facile. Avec le recul, je me rends compte que je ne me serais jamais permis de critiquer quelqu'un comme ça. Même pas un inconnu dans la rue.


Le jour où tout a basculé


Aurélie, photographe thérapeutique Enjoy Love 
and Photography, Avignon et Vaucluse

J'ai toujours voulu que mes filles s'aiment. Je leur ai toujours dit qu'elles étaient belles. J'ai toujours veillé à ce qu'elles ne subissent aucune réflexion sur leur physique, même de l'extérieur.

Je voulais qu'elles n'aient pas de problème à se prendre en photo, à se regarder dans le miroir. Qu'elles se kiffent, tout simplement.

Contrairement à moi.


Et un jour, ma fille m'a regardée et elle m'a dit :


"Maman, pourquoi tu effaces toutes tes photos ? Pourquoi tu ne t'aimes pas ?"


Ça m'a fait un électrochoc. Je ne sais pas si c'est la façon dont elle me l'a dit, si c'était le bon moment pour moi de l'entendre.

Mais ce que j'ai compris à travers mon expérience de maman, c'est qu'un enfant n'écoute pas ce que tu lui dis. Il regarde ce que tu fais.

Je pouvais leur dire qu'elles étaient belles tant que je voulais. Si moi j'effaçais toutes mes photos, si je me critiquais, elles le voyaient.


Je reproduisais quelque chose. Une lignée de femmes qui ont du mal avec l'image qu'elles renvoient. Et si je ne faisais rien, ça continuerait.


Ce jour-là, j'ai décidé que ça s'arrêtait là.


Ce que j'ai compris en prenant conscience de mon discours intérieur


Je ne vais pas te dire que je me trouve incroyable tous les jours. C'est complètement faux. Il y a des jours où je ne peux pas me voir. Quand j'ai le visage bouffi la veille de mes règles ou à cause de la maladie auto-immune que j'ai en ce moment (je t'en dirai peut-être plus à ce sujet dans un futur article ou une newsletter, je ne sais pas encore).


Mais ce que j'ai appris, c'est de ne plus me définir par rapport à ça. Un état temporaire, une photo où je ne me trouve pas ouf, ce n'est pas moi. Ce n'est pas comme ça que les autres me voient non plus.


Ce que j'ai compris, c'est que mon discours intérieur fait partie intégrante de la façon dont je me perçois. Et que travailler dessus, c'est ce qui change vraiment les choses. Pas une photo parfaite.


Et si je suis capable de voir le beau chez les autres, pourquoi je ne serais pas capable de le voir en moi ? C'est la question qui a tout changé.


Pourquoi la photographie


J'ai toujours aimé la photo. Depuis l'enfance. Je badais les photographes dans les séries, je me visualisais à leur place. C'était quelque chose qui m'animait vraiment.

Mais me dire photographe, c'était une autre histoire.


Comment aller dire à des femmes qu'elles sont belles en photo alors que moi-même j'effaçais toutes les miennes ? Je voyais ça comme quelque chose d'hypocrite. Et j'aime la cohérence.


Alors je me suis dit : si j'ai cette passion pour la photographie et que je traverse exactement ce que traversent ces femmes, peut-être que c'est précisément pour ça que je suis la bonne personne pour les accompagner. Et j'aime l'idée d'allier cette passion en apportant quelque chose en plus , qu'une simple photo.


C'est comme ça que j'ai découvert la photographie thérapeutique. Et cette expérience, elle m'a rendue encore plus forte dans ce que je fais aujourd'hui.


Tu veux en savoir plus ?


Je suis photographe thérapeutique, basée à Avignon et je me déplace. Si tu as envie d'en savoir plus sur ma façon de travailler, tout est sur mon site. Et si tu sens que c'est le bon moment, le premier échange est offert, sans engagement.


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