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Le complexe du ventre : la paix après la guerre

Mon complexe du ventre, c’est pas nouveau


J’ai toujours été complexée par mon ventre. Bien avant d’avoir des enfants, bien avant les vergetures. Trop rond, trop mou, pas comme il faut — bref, le complexe du ventre m’a suivi toute ma vie. Je lui en ai voulu. Vraiment. Je l’ai rentré, caché, serré dans des jeans trop petits, comme si je pouvais l’effacer.

Gros plan sur le ventre d’une femme marqué de vergetures, symbole d’amour et de force après les grossesses.

Et chaque fois que je me regardais dans le miroir, je voyais ce truc qui dépassait, qui n’obéissait pas, et j’avais honte.


Et puis il y a eu les grossesses


Quand mes filles sont arrivées, ce ventre a pris une autre dimension. Il s’est arrondi, il a porté la vie, il a tout donné. Et moi, au lieu de le remercier, j’ai continué à le juger.

Je me disais : “super, maintenant il est flasque et rayé”.

Je le regardais comme un champ de bataille après la guerre. Alors qu’en réalité, c’était lui, le héros.


Le complexe du ventre n’empêche pas la gratitude


Aujourd’hui, je ne dirais pas que je l’adore — faut pas exagérer. Mais je le regarde autrement. Oui, il est marqué. Oui, il est loin des standards. Mais c’est grâce à lui que j’ai donné la vie. C’est grâce à lui que j’ai ri, que j’ai pleuré, que j’ai respiré,que j’ai vécu.

Et quand je repense à toutes les fois où je l’ai maudit,je me dis juste : quel gâchis. Parce qu’à force de le haïr, j’ai oublié qu’il faisait partie de moi.


Faire la paix avec son ventre, c’est faire la paix avec soi


Mon ventre, c’est mon histoire. Il a ses cicatrices, comme moi. Alors aujourd’hui, j’ai décidé d’arrêter de le punir.

Je le remercie.Parce qu’il m’a donné mes filles, ma force,et une belle leçon d’amour inconditionnel.

 
 
 

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